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Élie Lescot, ancien président d'Haïti, s'est éteint il y a 52 ans
Il y a 52 ans, le 20 octobre 1974, Élie Lescot mourut à Laboule. Pharmacien, diplomate et homme politique, il avait présidé Haïti du 15 mai 1941 au 11 janvier 1946.
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Par NAGO News
2 min de lecture

Du comptoir à la diplomatie
Né le 9 décembre 1883 à Saint-Louis-du-Nord dans une famille de classe moyenne, Lescot acheva ses études secondaires à Cap-Haïtien avant de partir pour Port-au-Prince. Devenu pharmacien, il s'établit à Port-de-Paix dans le commerce d'import-export. Il se lança en politique après la mort de sa première épouse en 1911 et fut élu député deux ans plus tard. Il servit ensuite sous Louis Borno et Sténio Vincent, puis représenta son pays comme ambassadeur en République dominicaine, où il noua une alliance avec Rafael Trujillo, et à Washington DC.
Un président en temps de guerre
Soutenu de manière tacite par Washington, il succéda à Sténio Vincent en 1941, obtenant 56 des 58 voix des législateurs face au député Max Hudicourt, qui dénonça l'intimidation et la corruption. Il prit lui-même la tête de la garde militaire et confia des postes clés à ses fils. Le 8 décembre 1941, au lendemain de Pearl Harbor, il déclara la guerre à l'Axe. Son gouvernement accorda un passeport à tout juif qui le demandait et envisagea d'accueillir 50 000 réfugiés. Face aux difficultés financières, il réclama sans succès aux Américains un délai pour rembourser la dette. Les relations avec Trujillo finirent par se rompre.
La révolte de 1946
Lescot gouverna en s'appuyant sur les chefs de section de la police rurale. En 1944, sept soldats capturés lors d'une rébellion furent exécutés sans cour martiale. En 1946, sa volonté de faire taire la presse d'opposition provoqua des manifestations étudiantes, durement réprimées, qui gagnèrent toute la capitale. La garde militaire refusa de lui obéir. Lescot démissionna et partit en exil aux États-Unis avec ses ministres, laissant le pouvoir à une junte militaire.

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