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14e mois : les syndicats exigent leur dû, le gouvernement promet un prélèvement de 10 %

Plusieurs syndicats de la fonction publique et du secteur privé appellent à la mobilisation pour obtenir le versement du quatorzième mois de salaire et la suppression d'une taxe de 15 %, selon une note publiée par Rezo Nòdwès. Le gouvernement assure de son côté que ce 14e mois sera bien payé, avec le prélèvement habituel de 10 %, rapporte HaitiLibre.

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Par NAGO News

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PhotoRezo Nòdwès

Un ultimatum fixé au 29 octobre

D'après la note relayée par Rezo Nòdwès, le Syndicat de la fonction publique et ses alliés donnent jusqu'au 29 octobre 2026 au gouvernement d'Alix Didier Fils-Aimé pour retirer la taxe de 15 % sur les salariés du public et du privé, verser le quatorzième mois aux fonctionnaires des dix départements et régler les dettes de l'État envers les hôpitaux qui soignent les assurés de l'OFATMA. Faute de ces paiements, affirment-ils, des centres hospitaliers refusent de recevoir des fonctionnaires.

Sans réponse satisfaisante à cette date, les syndicats annoncent une journée de mobilisation syndicale et populaire dans les dix départements le 30 octobre.

La réponse du gouvernement

Selon HaitiLibre, le secrétaire d'État Lucien Jura a précisé que le 14e mois ne subira pas de prélèvement de 15 %, mais le prélèvement habituel de 10 %. Tous les fonctionnaires de l'État recevront donc leur 14e mois, a-t-il indiqué. Le taux de 15 % concerne en revanche les primes et indemnités que touchent certains fonctionnaires, en dehors de leur salaire normal.

Lors de ce point de presse, le gouvernement a aussi évoqué le nouveau code fiscal, en vigueur depuis le 1er octobre, dont certaines dispositions portent sur cette taxe de 15 %, selon le site.

D'autres exigences pour le 30 novembre

Les syndicats réclament aussi, avant le 30 novembre 2026, des réponses sur l'insécurité, la réouverture de l'aéroport de Mayi Gate, le retour des personnes déplacées et le coût de la vie. Ils demandent l'ajustement des salaires prévu par l'article 137 du Code du travail, en estimant l'inflation actuelle entre 17 % et 24 %. À défaut, deux nouvelles journées de mobilisation sont prévues les 1er et 2 décembre dans tout le pays, selon Rezo Nòdwès.

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