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#ACTUALITÉ · Le direct · Ouest

Yvonne Sylvain, première femme médecin d'Haïti, s'est éteinte il y a 37 ans

Il y a 37 ans, le 3 octobre 1989, s'éteignait Yvonne Sylvain, la toute première femme médecin d'Haïti. Née à Port-au-Prince le 28 juin 1907 au sein d'une famille de sept enfants, elle était la fille d'Eugénie Mallebranche et du diplomate et écrivain Georges Sylvain, opposant à l'occupation américaine d'Haïti. D'abord formée à l'École normale d'institutrices, elle fut la première femme admise à l'École de médecine de l'Université d'État d'Haïti, où elle obtint son diplôme en 1940 avant de se spécialiser en gynécologie-obstétrique à l'université Columbia de New York.

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Par NAGO News

2 min de lecture

Yvonne Sylvain, sur une photo de groupe (« Sylvain children, 1912 »)
Photo d'illustration : Yvonne Sylvain, sur une photo de groupe (« Sylvain children, 1912 »)Unknown author · Public domain · Wikimedia Commons

Pionnière de la médecine et de la santé publique

De retour au pays après s'être formée à l'anesthésie péridurale à New York, Yvonne Sylvain introduisit cette technique dans les maternités nationales en 1947. Médecin spécialiste à l'Hôpital général de Port-au-Prince, elle s'était attaquée dès les années 1930 à la syphilis, puis au pian, à la tuberculose et à la malaria. En 1941, elle publia une étude sur la mortalité infantile. Elle milita également pour le dépistage du cancer du col de l'utérus par le frottis (test Pap), ainsi que pour l'accès aux rayons X et à la radiothérapie, tout en s'engageant au sein de la Ligue haïtienne contre le cancer et en occupant la vice-présidence de la Fondation haïtienne pour la santé et l'éducation à l'hôpital de Frères jusqu'à sa mort.

Militantisme, art et engagement international

Suffragette et militante au sein de la Ligue féminine d'action sociale, Yvonne Sylvain rédigea des articles de santé publique pour le journal La Voix des Femmes. Également sculptrice, comédienne et peintre, élève de Normil Charles, elle exposa plus de trente toiles en 1932. Contrainte à l'exil sous la dictature des Duvalier, elle travailla treize ans comme déléguée de l'Organisation mondiale de la santé en Afrique, notamment au Sénégal, et exerça comme clinicienne au Costa Rica. L'Association médicale haïtienne l'a honorée à titre posthume le 5 avril 2005.

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