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Les groupes armés en Haïti ont commencé à s'étendre vers les territoires ruraux et montagneux, selon un rappor

t publié par l'Observatoire de la violence et de la résilience en Haïti (HT-Obs) de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC). Ce document met en lumière une nouvelle stratégie des gangs qui va au-delà d'une simple extension géographique.

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Les groupes armés en Haïti ont commencé à s'étendre vers les territoires ruraux et montagneux, selon un rapport publié par l'Observatoire de la violence et de la résilience en Haïti (HT-Obs) de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC). Ce document met en lumière une nouvelle stratégie des gangs qui va au-delà d'une simple extension géographique.

Selon le rapport, les groupes armés utilisent désormais des tactiques guérilla, comme des raids rapides et des enlèvements, plutôt que l'occupation permanente de territoires. Ces méthodes permettent aux gangs de maintenir leur influence sans nécessiter une présence physique constante.

Le cas de Kenscoff est illustratif : des cellules mobiles d'une douzaine d'hommes utilisent le relief montagneux pour mener leurs opérations, contournant les positions fixées par les forces publiques. Le 23 août dernier, une attaque a fait au moins 47 morts et conduit à l'enlèvement de plus de 50 personnes.

En Artibonite aussi, la situation est préoccupante : en 2025, 456 personnes ont été tuées dans cette région. Des attaques récentes à Petite-Rivière et Dessalines ont fait plus de 70 morts et déplacé plusieurs milliers de personnes.

Le rapport souligne que la police nationale d'Haïti n'est pas suffisamment préparée aux opérations rurales, tant en termes d'équipements qu'en formation. La Force de Répression des Gangs (FRG) ne compte actuellement que 1 083 membres contre les 5 500 prévus pour décembre 2026.

Pour la GI-TOC, une réponse uniquement militaire n'est pas suffisante et recommande d'associer l'action sécuritaire à des mesures de protection agricole, de reconstruction économique locale, ainsi qu'à des mécanismes de règlement des conflits fonciers intercommunautaires.

Sou menm sijè a

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