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Les syndicats maintiennent leurs deux journées de mobilisation des 1er et 2 décembre contre Fils-Aimé
Par NAGO News
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Les deux journées de mobilisation des 1er et 2 décembre restent à l'agenda, malgré le report de la journée nationale prévue le 30 octobre. Selon Rezo Nòdwès, qui publie la déclaration des syndicats de la fonction publique et de leurs alliés, ce report est dû aux intempéries, qui ont perturbé l'organisation de cette première journée.
Ce que le gouvernement doit faire avant le 30 novembre
Les signataires donnent au gouvernement d'Alix Didier Fils-Aimé jusqu'au 30 novembre 2026 pour répondre concrètement. Sans réponse satisfaisante, ils organiseront deux jours de mobilisation dans tout le pays. Ils précisent qu'ils attendent encore de communiquer le reste du calendrier de décembre. Ils s'adressent aux fonctionnaires et aux travailleurs des dix départements, ainsi qu'à la diaspora.
Les revendications
Les syndicats réclament sept choses :
- le retrait de l'avis pénal annonçant une taxe de 15 % sur les salariés des secteurs public et privé ;
- le rétablissement du quatorzième mois de salaire pour les fonctionnaires ;
- le règlement des dettes de l'État envers les centres hospitaliers, afin que les assurés soient soignés correctement ;
- la fin de l'insécurité, avec des routes dégagées, la réouverture de l'aéroport de Mayi Gate et le retour chez elles des personnes déplacées ;
- des mesures concrètes contre la cherté de la vie ;
- le règlement de la question des ajustements et augmentations de salaire ;
- le respect intégral de l'accord du 20 janvier 2025.
Sur la sécurité, le texte affirme que le pays ne doit pas entrer dans 2027 dans un climat d'insécurité. Les signataires veulent que les Haïtiens de l'intérieur comme de la diaspora puissent rejoindre leurs provinces pour le 1er janvier 2027.
Les sommes dues aux prestataires de l'OFATMA
Les syndicats reprochent au gouvernement de camper sur sa position au sujet de la taxe de 15 %. Ils lui reprochent aussi de ne pas avoir réglé ce qu'il doit aux opérateurs prestataires de services de l'OFATMA. D'après eux, l'État n'a commencé à verser des fonds qu'au quatorzième mois, et plusieurs entreprises n'ont encore rien perçu.
Qui signe
Le communiqué porte les noms de responsables de plusieurs syndicats, dont celui de la police, du ministère du Commerce et de l'Industrie, de l'éducation, des transports et des greffiers. Garry Jean-Baptiste, coordinateur SEMSI, figure parmi eux. Le texte se termine sur une phrase attribuée à Pierre Michel Chéry : « Tout le monde est humain, personne n’est plus humain ».
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Reporting by Rezo Nòdwès






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