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Haïti propose une feuille de route à la Suisse et au Brésil pour coordonner l'aide extérieure

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Photo d'illustration© CarmPhotography
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Par NAGO News

2 min de lecture

La ministre de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulemon, a soumis une feuille de route aux ambassadeurs de Suisse et du Brésil afin de structurer la collaboration entre son ministère (MPCE) et la Concertation technique des partenaires (CTP). Selon Juno7, la rencontre a eu lieu le mardi 3 novembre 2026.

Ce que prévoit la feuille de route

D'après Juno7, le texte énumère deux volets : le repérage des secteurs prioritaires, et un dispositif pour suivre les projets financés par des ressources extérieures et pour s'échanger des informations à leur sujet. La ministre souhaite aussi mobiliser davantage la CTP afin de déterminer les projets prioritaires pouvant recevoir un soutien.

Une approche par secteur

Les deux diplomates ont suggéré d'organiser la revue du portefeuille de projets, puis son suivi, secteur par secteur. Ce schéma réunirait les ministères concernés ainsi que les partenaires techniques et financiers, sous la coordination du MPCE.

Les pourparlers ont aussi porté sur la gouvernance de la CTP, un espace de dialogue entre les institutions haïtiennes et ces partenaires. Le MPCE veut resserrer son travail avec cette structure pour mieux articuler les interventions. Le ministère précise que la Suisse et le Brésil en assurent la coprésidence.

Fonds et programme national

Sandra Paulemon a exposé les démarches de son ministère pour mieux organiser l'aide et bâtir une politique de coopération externe. L'idée d'un Fonds de coopération internationale au développement a été abordée. Cet outil n'est encore qu'à l'état de projet et devrait s'articuler avec les instruments de financement déjà en place.

La ministre a invité les partenaires à soutenir l'exécution du Programme national de stabilisation et de relance économique, sociale et territoriale (PNSREST). Elle a salué l'apport des deux pays : pour la Suisse, son expérience en développement local, gouvernance, résilience et action humanitaire ; pour le Brésil, son savoir-faire en agriculture familiale, sécurité alimentaire, santé publique, formation professionnelle et renforcement des capacités institutionnelles.

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