#NOUVÈL · Kounye a
L'ex-député Vickens Derilus dénonce les conditions de vie imposées par les gangs armés Grand Grif et Kokorat s
ans Ras dans la région du bas Artibonite. Selon Métropole, ces groupes contrôlent plus de 60% des zones concernées.
Pa NAGO News
Lekti 2 min
L'ex-député Vickens Derilus dénonce les conditions de vie imposées par les gangs armés Grand Grif et Kokorat sans Ras dans la région du bas Artibonite. Selon Métropole, ces groupes contrôlent plus de 60% des zones concernées.
Derilus souligne que plusieurs villes sont complètement sous le contrôle des gangs qui étendent leur influence sur la route nationale numéro 1. Par exemple, Verettes est enclavée car les gangs dominent totalement La Chapelle à l'est et Liancourt à l'ouest. Les automobilistes doivent alors emprunter des routes agricoles pour atteindre la route principale.
Les bandes de rue ont installé plusieurs postes de péages le long du chemin, collectant quotidiennement des sommes importantes. Grâce à leur connaissance locale et à un réseau d'informateurs efficace, les chefs de gangs sont informés en temps réel des mouvements des blindés sur la route nationale.
Selon Derilus, cette situation conduit à une décapitalisation des entrepreneurs et une paupérisation de la population. De nombreux cultivateurs ont été contraints de fuir leurs terres pour trouver refuge chez des familles d'accueil dans Saint Marc. Ces personnes vivent dans l'angoisse et la tristesse, perdant leur dignité.
L'ex-député déplore également le manque d'action significative du gouvernement et des forces policières face à cette situation. Il note que les communes de Liancourt, Petite Rivière, Marchand Dessalines sont particulièrement touchées par la violence gangrénée.
Derilus affirme qu'une offensive coordonnée contre le département de l'Artibonite et celui de l'Ouest vise à désarticuler les structures étatiques et économiques. Il souligne que cette stratégie a entraîné une hausse des importations, profitant aux producteurs étrangers.
Enfin, Derilus ne croit pas possible la tenue d'élections en décembre prochain dans ces conditions sécuritaires précaires.
