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Une chute des transferts de la diaspora menacerait l'équilibre économique d'Haïti

Une étude menée par des chercheurs de la Banque de la République d’Haïti (BRH) souligne la vulnérabilité du pays face à une éventuelle diminution des fonds envoyés par la diaspora. Selon Le Quotidien 509, ces flux financiers représentent en moyenne 19 % du produit intérieur brut (PIB) haïtien. Ce niveau de dépendance est nettement supérieur à la moyenne de 5,8 % observée dans le reste de l'Amérique latine et des Caraïbes.

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Par NAGO News

2 min de lecture

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PhotoLe Quotidien 509

Une forte concentration géographique

Les transferts d'argent vers Haïti proviennent majoritairement des États-Unis. D'après les données relayées par Le Quotidien 509, environ 80 % de ces fonds sont issus du territoire américain. Cette concentration rend l'économie nationale particulièrement sensible aux changements des politiques migratoires, aux fluctuations des revenus et à la situation du marché de l'emploi aux États-Unis.

L'impact incertain du statut migratoire

Les chercheurs Kensley Blaise, Jean Marie Cayemitte et Jean Gardy Victor ont analysé les risques liés à l'évolution du Temporary Protected Status (TPS). Le journal rapporte que, selon ces experts, une modification de ce statut ne provoquerait pas forcément une baisse immédiate des envois de fonds. Les migrants disposent de moyens d'adaptation, comme l'utilisation de leur épargne ou la réduction de leurs propres dépenses, pour maintenir leur soutien financier aux familles restées en Haïti. Le TPS est donc considéré comme un facteur de risque plutôt que comme une cause directe et automatique de choc financier.

Conséquences sur les finances publiques

Une baisse durable des transferts aurait des répercussions au-delà des ménages bénéficiaires. Selon Le Quotidien 509, une telle diminution affecterait la consommation globale et réduirait l'entrée de devises étrangères dans le pays. Ce scénario entraînerait une pression sur les réserves internationales et sur le taux de change. L'étude précise également que l'activité économique réduite limiterait les recettes fiscales de l'État, constituant ainsi l'un des effets les plus persistants d'un éventuel choc financier.

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