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Sept mois de violences gangrènent l'Haïti

Entre octobre 2025 et avril 2026, les gangs ont causé la mort de 3 165 personnes et blessé 1 551 autres en Haïti. Selon le rapport du Groupe d’experts des Nations unies sur Haïti S/2026/714 publié le 3 septembre 2026, les violences sexuelles sont particulièrement préoccupantes.

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Par NAGO News

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PhotoClindoeil Info

Le document indique que plus de la moitié des victimes recensées (65 %) ont été tuées lors d'opérations de sécurité, contre 30 % pour les attaques directes des gangs. Les viols collectifs commis par des hommes armés sont fréquemment signalés dans les établissements de santé.

À Port-au-Prince, entre janvier et mai 2026, Médecins Sans Frontières a pris en charge 2 485 victimes de violences sexuelles. Selon le rapport, 72 % des femmes avaient été agressées par des hommes armés et 64 % avaient subi un viol collectif.

Les affrontements entre les gangs Belekou et Wharf Jérémie ont eu lieu à Cité-Soleil en juin 2026, entraînant plus de dix cas de violences sexuelles contre des femmes originaires de Wharf Jérémie. Ces incidents illustrent la violence subie par les civils lors des rivalités entre groupes armés.

Le Bas-Artibonite a connu une nouvelle vague de violences à partir du 29 mars 2026, avec au moins 95 morts et 38 blessés. Les attaques coordonnées attribuables aux gangs Viv Ansanm ont visé plusieurs localités dans la région.

À Kenscoff, les violences se sont intensifiées entre le 4 et le 9 juillet 2026, faisant au moins 61 morts parmi les habitants et provoquant le déplacement d’au moins 5 800 personnes. Selon le rapport du Groupe d’experts, ces incidents mettent en péril la sécurité des populations ainsi que l’accès aux services essentiels.

Les activités criminelles des gangs continuent de limiter les accès à l’aide humanitaire et aux soins médicaux pour la population haïtienne. Les violences dans cette zone stratégique ont un impact sur les communications nationales et l’approvisionnement agricole de Port-au-Prince.

Violences sexuelles

Les viols collectifs commis par des hommes armés sont signalés comme une forme majeure de violence subie par les femmes. Selon le rapport, 16 % des victimes étaient mineures et certains cas concernaient des enfants âgés de 8 à 10 ans.

Attaques dans le Bas-Artibonite

Les attaques coordonnées attribuables aux gangs Viv Ansanm ont visé plusieurs localités entre mars et avril 2026, faisant au moins 95 morts et blessant 38 personnes. Les principaux responsables identifiés dans le rapport sont Gran Grif dirigé par Luckson Elan, ainsi que Kokorat San Ras et Canaan.

Situation sécuritaire à Kenscoff

Les violences ont repris en juillet 2026, entraînant au moins 61 morts et provoquant des déplacements massifs. La situation persistante met en danger les populations locales ainsi que l’approvisionnement agricole de Port-au-Prince.

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