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L'ONA adjuge la propriété d'Eddy Jérôme pour une dette non remboursée

D'après le journal Juno7, l'Office national d'assurance-vieillesse (ONA) a publié un document récapitulatif concernant la saisie et la revente aux enchères d'un bien appartenant à Eddy Jérôme au profit de Johanne Israël. Cette mise au point signée le 7 octobre 2026 par la directrice générale Lovely François vise à détailler les démarches administratives et judiciaires entreprises pour récupérer des fonds impayés.

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Par NAGO News

2 min de lecture

JUSTICE

Origine du prêt et dettes accumulées

Selon Juno7, Eddy Jérôme a rejoint l'ONA comme chargé de mission le 14 juillet 2021. Bien qu'il n'ait pas accumulé cinq années d'affiliation requises par le décret du 4 novembre 1974, l'institution lui a octroyé le 26 novembre 2021 un crédit hypothécaire de 41 750 000 gourdes devant Me Dina Seide. Jérôme exerçait également comme ministre-conseiller à la représentation diplomatique haïtienne en République dominicaine. Le dernier versement sur ce prêt est survenu le 19 septembre 2025. Au 7 juillet 2026, le bilan établi indiquait une créance réclamée de 43 901 471,89 gourdes.

Procédure de saisie et adjudication

Pour obtenir le remboursement, une mesure légale d'exécution a été déclenchée avec la signification d'un commandement le 10 juillet 2026, indique Juno7. L'huissier Pierre-Louis Pierre a dressé un procès-verbal attestant la pose de placards le 13 août 2026, date à laquelle une annonce est aussi parue dans Le Nouvelliste. L'immeuble a été attribué le 24 août 2026 à Johanne Israël par devant Me Jean Joseph Frantz Céant. Sans réclamation ni surenchère dans la période légale de trois jours, un titre de propriété a été émis le 2 septembre, puis le Parquet a accordé l'exequatur le 4 septembre avant l'installation de la nouvelle propriétaire le lendemain.

Contestations de la procédure

Cette vente demeure contestée par Eddy Jérôme, qui critique les conditions de la transaction et formule des accusations au sujet de la perte de son immeuble. De son côté, l'ONA maintient que l'ensemble des opérations a été mené conformément aux clauses contractuelles et à la loi.

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