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Villes : « On ne peut pas gérer Tiburon comme Pétion-Ville », dit la secrétaire d'État Sharinah Lochard, qui veut revoir l'organisation territoriale

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PhotoNAGO News, d'après Le Nouvelliste · NAGO News
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Par NAGO News

2 min de lecture

La secrétaire d'État aux Collectivités territoriales, Sharinah Lochard, estime qu'Haïti gère encore ses villes avec des lois dépassées et plaide pour une nouvelle organisation territoriale et des communes mieux financées. Elle s'exprimait le 3 novembre sur Magik 9, à l'occasion de la Journée mondiale des villes, célébrée le 31 octobre, rapporte Le Nouvelliste.

Selon elle, la loi ne suit pas la croissance des villes. « Port-au-Prince, Delmas, Pétion-Ville se gèrent exactement comme les Îles Cayémites, alors que c'est une métropole », a-t-elle déclaré, citée par le journal. Elle dénonce un modèle unique pour toutes les communes et propose de distinguer petites, moyennes et grandes villes, avec des statuts différents.

149 villes, peu planifiées

Haïti comptait 52 villes à l'indépendance ; elle en compte aujourd'hui 149, dont la grande majorité n'a pas été planifiée, selon la secrétaire d'État. Certaines sont d'anciens postes militaires, d'autres sont devenues communes pour avoir un député. Elle cite Cabaret et Belladère parmi les rares villes planifiées et estime qu'il n'y a pas eu de grande planification depuis au moins quarante ans. Dans certaines sections communales, comme Tête-à-Bœuf, vivraient environ 100 000 personnes, ce qui relance le débat, sans consensus, sur leur transformation en communes.

Elle reconnaît que le ministère de l'Intérieur n'a « pas atteint le niveau souhaité » dans le renforcement des mairies, et regrette qu'à chaque changement d'administration on ait « l'impression de toujours recommencer à zéro ». Avant les élections, le ministère travaille avec les fédérations de maires pour que les études sur l'urbanisation, les marchés et la circulation soient accessibles aux candidats.

Impôts locaux et nouveau Code fiscal

Le nouveau Code fiscal, en vigueur depuis le 1er octobre 2026, a fait évoluer la fiscalité locale, selon Sharinah Lochard. Les collectivités vivent des impôts locaux, des redevances et d'un transfert de l'État via un fonds géré au ministère, dont la gestion a été critiquée pour son manque de transparence, a-t-elle reconnu. Seules les communes perçoivent des impôts locaux, dont la patente et la contribution foncière. Le recensement des bâtiments, qui sert de base à cet impôt, devrait être périodique mais ne l'est pas, a-t-elle admis. Sur 149 communes, 100 ont déjà déposé leur budget, a-t-elle indiqué.

Article corrigé le 4 novembre 2026.

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