#NOUVÈL · Kounye a
Rareté des produits maraîchers dans la région métropolitaine
Pa NAGO News
Lekti 2 min
La présence dominante des gangs dans les cinq sections communales et le centre-ville de Kenskof a entraîné une rareté significative des produits maraîchers, selon Métropole Haïti. Ces produits étaient auparavant principalement fournis par les cultivateurs locaux spécialisés en culture maraîchère dans la région montagneuse de Kenskof et acheminés vers divers marchés tels que la Croix des Bossales à Port-au-Prince, ainsi que Martissant et Bizoton à Carrefour.
Les prix des produits maraîchers ont grimpé de plus de 400%, selon Métropole Haïti. Par exemple, une tête de laitue est passée de 50 gourdes à 200 gourdes en raison du manque de production locale. Les choux et les carottes, produits particulièrement recherchés, ont connu des augmentations allant de 100 à 200 gourdes.
Les commerçantes originaires de Kenskof indiquent que l’insécurité a rendu impossible le transport des produits vers la capitale. Elles ajoutent également que les madan Sara ne peuvent plus se rendre sur place en raison du danger lié aux gangs, entraînant une perte d’approvisionnement.
Selon Métropole Haïti, l’invasion des gangs à Kenskof a forcé 2600 personnes à quitter leurs domiciles. Ces déplacements ont aggravé la situation économique et alimentaire dans les zones touchées. Les cultivateurs sont confrontés à une insécurité qui limite leur capacité de production.
Les spécialistes affirment que cette absence de production locale profite aux produits importés, bien que ces derniers soient plus coûteux en raison des nombreux barrages routiers et autres obstacles logistiques. Les consommateurs devront donc supporter une hausse importante du coût des aliments.
Les autorités locales et la population réclament l’intervention urgente de forces de sécurité pour restaurer un climat sécuritaire favorable à la reprise économique dans cette région clé pour les approvisionnements alimentaires. Les cultivateurs souhaitent pouvoir retourner sur leurs terres afin de relancer leur activité agricole et contribuer au développement national.
