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Mort en garde à vue à Saint-Ouen : la famille de Mauricio K. dénonce des violences, l'IGPN saisie

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Photofranceinfo, « Une enquête ouverte et confiée à l'IGPN après la mort d'un homme de 44 ans en garde à vue à Saint-Ouen » (28 octobre 2026)
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Par NAGO News

3 min de lecture

Mauricio K., 44 ans, est mort le mardi 27 octobre alors qu'il était en garde à vue au commissariat de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Le parquet de Bobigny évoque une défaillance cardiorespiratoire. Sa famille, qui soupçonne des violences policières, a porté plainte. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) est chargée de l'enquête.

D'origine angolaise, Mauricio K. vivait en France depuis l'âge de 8 ans et travaillait comme peintre, selon l'AFP. Il avait été interpellé la veille par la police municipale pour injure publique, menaces et outrage à personne dépositaire de l'autorité publique, rapporte le HuffPost, qui cite l'AFP et Le Parisien. Son placement en garde à vue avait été différé en raison de son taux d'alcoolémie.

La version du parquet

Selon le parquet de Bobigny, cité par franceinfo, l'homme a vu deux médecins juste après son interpellation et pendant la nuit, « compte tenu de son état, puisque très alcoolisé ». Ces médecins « n'avaient rien relevé de particulier ». Après une première audition, il a été reconduit en cellule, où il a été retrouvé inconscient dans l'après-midi. « En dépit de l'intervention des pompiers, il est décédé », a indiqué le parquet à Actu17.

Le parquet a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort, une saisine de l'IGPN qu'il présente comme habituelle en cas de décès en garde à vue. Les premières conclusions de l'autopsie font état d'une « absence de lésions traumatiques expliquant le décès ». Des expertises toxicologiques et anatomopathologiques doivent encore être menées. Selon AJ+, le parquet fait aussi état d'antécédents cardiaques. Une source proche de l'enquête citée par l'AFP indique que l'autopsie oriente pour l'instant vers une mort naturelle.

La version de la famille

Le mercredi 28 octobre, le père de Mauricio K. a déposé plainte auprès du procureur de Bobigny pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, par personne dépositaire de l'autorité publique. Son avocat, Me Yassine Bouzrou, affirme que « des violences graves ont été commises lors de l'interpellation » et potentiellement au sein du commissariat. Il souligne que son client n'avait aucune maladie grave pouvant expliquer une mort subite.

L'avocat rejette l'explication cardiaque. « Personne n'y croit », a-t-il déclaré au Parisien. Il dénonce le « silence assourdissant » du parquet et de l'IGPN, affirmant que les résultats de l'autopsie ne lui ont pas été communiqués. La famille réclame l'ouverture d'une information judiciaire et la désignation d'un juge d'instruction. Selon AJ+, elle a aussi lancé un appel à témoins.

À ce stade, aucune des deux versions n'est établie : l'enquête de l'IGPN se poursuit et les expertises complémentaires sont attendues.

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