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La Fondation de France a engagé 28 des 44,4 millions d'euros de dons pour Mayotte

Par NAGO News
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Environ 28 millions d'euros étaient déjà engagés début octobre sur les 44,4 millions de dons privés que la Fondation de France a réunis après le cyclone Chido, selon Mayotte Hebdo. Cet argent a financé des associations impliquées dans la reconstruction de l'île.
Karine Meaux dirige le « pôle urgence catastrophes naturelles majeures » de la Fondation. Elle a détaillé à Mayotte Hebdo l'usage des fonds et ce qui reste à accomplir.
Une collecte sans précédent pour la Fondation
La Fondation de France est un organisme entièrement privé, créé il y a 60 ans par le général De Gaulle et André Malraux. Elle ne redistribue ses fonds qu'à des organismes privés à but non lucratif, surtout des associations loi 1901.
L'appel aux dons a été lancé après le passage de Chido, en décembre 2024. Karine Meaux précise : « C’est la plus grosse collecte que la Fondation de France n’ait jamais fait dans le cadre des urgences ». Les dons viennent surtout de donateurs de France métropolitaine : entreprises, particuliers, et même des enfants ayant vendu des gâteaux dans leur école. L'essentiel a été collecté pendant les huit premières semaines.
L'urgence vitale d'abord
Les premiers engagements datent des deux ou trois semaines suivant le cyclone. Jusqu'en avril environ, soit jusqu'au ramadan, la majeure partie des fonds a servi à l'urgence extrême : eau, alimentation et besoins de première nécessité. Cette aide était humanitaire, donc sans condition pour la recevoir.
Karine Meaux s'est rendue à Mayotte environ une semaine après la catastrophe, par le premier vol affrété par la sécurité civile. Dans un véhicule de fortune trouvé sur place, elle a parcouru le territoire pour rencontrer les associations venant en aide aux sinistrés.
La Fondation a surtout soutenu des associations mahoraises, qui connaissent bien la population, pour que l'argent atteigne les personnes réellement dans le besoin et pour éviter tout abus. Selon Mayotte Hebdo, 350 d'entre elles ont participé à la reconstruction depuis le cyclone. La Fondation donne la priorité à celles dont la capacité de collecte est faible.
Clubs sportifs et environnement
Les questions sanitaires sont vite apparues, et la Fondation a travaillé avec la protection civile. Elle a reçu de nombreuses demandes de clubs sportifs de village. Karine Meaux affirme n'avoir jamais vu cela ailleurs en 25 ans de métier : ces clubs distribuaient de la nourriture et occupaient les jeunes pour soulager les parents.
Elle a aussi constaté, dès son arrivée, que beaucoup de demandes concernaient la nature : nettoyer les rivières et replanter forêts et mangroves. Beaucoup ont été refusées, car après une catastrophe majeure la nature doit se régénérer seule pendant un an. Du nettoyage encadré par l'ONF et les associations environnementales a toutefois pu être mené, avec notamment la FMAE et les réseaux EDD.
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Reporting by Mayotte Hebdo

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