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Insurrection des esclaves en 1791 marque le début de la Révolution haïtienne
Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, une insurrection d'esclaves a éclaté sur la plaine du Nord à Saint-Domingue, marquant le début de la Révolution haïtienne, selon Rezo Nòdwès. Cet événement a initié un processus militaire, social et politique de près de treize ans ayant conduit à la proclamation de l'indépendance le 1er janvier 1804.
Pa NAGO News
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Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, une insurrection d'esclaves a éclaté sur la plaine du Nord à Saint-Domingue, marquant le début de la Révolution haïtienne, selon Rezo Nòdwès. Cet événement a initié un processus militaire, social et politique de près de treize ans ayant conduit à la proclamation de l'indépendance le 1er janvier 1804.
Selon Rezo Nòdwès, pour le milieu de l'année 1791, David Geggus estime la population de la colonie à environ 35 000 Blancs, 32 000 libres de couleur et entre 510 000 et 520 000 personnes réduites en esclavage. Les évaluations démographiques diffèrent selon les recensements et les historiens, mais elles convergent sur une disproportion importante avec une population servile approchant ou dépassant le demi-million, rapporte Rezo Nòdwès.
L'insurrection s'est traduite par des attaques contre des habitations, des ateliers et des sucreries dans la plaine du Nord à partir de la soirée du 22 août 1791, indique Rezo Nòdwès. Une réunion de responsables de la conspiration est attestée autour du 14 août 1791, tandis que la datation précise des cérémonies religieuses liées à Bwa Kayiman demeure incertaine, selon des travaux cités par Rezo Nòdwès.
D'après Rezo Nòdwès, parmi les dirigeants de la première phase figurent Dutty Boukman, Jean-François Papillon, Georges Biassou et Jeannot. Concernant Toussaint Louverture, Rezo Nòdwès précise que son rôle au commencement reste discuté et que son nom n'apparaît que plus tard dans les documents de 1791, comme le note Jeremy Popkin.
Par ailleurs, l'UNESCO retient la nuit du 22 au 23 août comme le début de ce soulèvement et en a fait le fondement de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, célébrée chaque 23 août, rapporte Rezo Nòdwès.
