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Déploiement militaire annulé pour le référendum

Mathias Pierre a annoncé en avril 2021 la participation des Forces armées d'Haïti (FAd'H) dans les centres de vote lors du référendum constitutionnel prévu initialement pour le 27 juin. Le nombre total d'électeurs inscrits était alors estimé à 4 503 539, selon l'Office national d’identification. Cependant, cette décision a été contestée par des juristes et des opposants politiques qui ont souligné que le référendum est interdit par la Constitution actuelle.

Pa NAGO News

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Mathias Pierre a annoncé en avril 2021 la participation des Forces armées d'Haïti (FAd'H) dans les centres de vote lors du référendum constitutionnel prévu initialement pour le 27 juin. Le nombre total d'électeurs inscrits était alors estimé à 4 503 539, selon l'Office national d’identification. Cependant, cette décision a été contestée par des juristes et des opposants politiques qui ont souligné que le référendum est interdit par la Constitution actuelle.

Le projet de révision constitutionnelle soutenu par Jovenel Moïse rencontrait l'opposition d'une partie importante de la société civile, y compris les responsables religieux comme Mgr Willy Romélus. Le calendrier initial du référendum a été plusieurs fois reporté et finalement annulé après le meurtre de Jovenel Moïse en juillet 2021.

Le Premier ministre Ariel Henry a mis un terme au mandat du Conseil électoral provisoire (CEP) installé sous la présidence de Moïse, mettant ainsi fin aux préparations pour le référendum. Le déploiement des FAd'H dans les centres de vote n'a jamais eu lieu.

Débat constitutionnel

Le débat autour du référendum a souligné l'interprétation controversée de l'article 284-3, qui interdit toute consultation populaire visant à modifier la Constitution. Les opposants au projet ont argumenté que cette disposition empêchait le gouvernement d'imposer un nouveau texte constitutionnel directement aux citoyens.

Contestations et reports

Le calendrier initial du référendum a été plusieurs fois modifié en raison de contestations juridiques, politiques et sociales. Le scrutin prévu initialement pour le 25 avril fut reporté au 27 juin puis à nouveau déplacé au 26 septembre, avant d'être finalement annulé.

Annulation définitive

Le référendum constitutionnel n'a jamais eu lieu comme prévu en raison de la contestation juridique et politique. Le meurtre de Jovenel Moïse a mis un terme aux préparatifs pour cette consultation, qui était déjà compromise par des problèmes institutionnels et politiques.

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