Skip to the main content

#ACTUALITÉ · Le direct · Elsewhere

Paraguay : le président Santiago Peña démissionne après l'effondrement de la banque Ueno

Photo
PhotoNAGO News, d'après AP, EFE, CNN et RFI · NAGO News
0

Par NAGO News

3 min de lecture

Le président du Paraguay, Santiago Peña, a annoncé sa démission le jeudi 5 novembre 2026, au moment où la Chambre des députés débattait de l'ouverture d'un procès politique contre lui, rapporte l'agence AP. Il est accusé de conflit d'intérêts dans l'affaire Ueno Bank, une banque numérique avec laquelle il entretenait des liens étroits et que la Banque centrale du Paraguay a placée sous contrôle mardi pour des problèmes de solvabilité.

Il a présenté ses excuses, sans assumer la responsabilité de la crise, selon AP. Le Congrès doit maintenant décider d'accepter ou non sa démission, souligne CNN.

Des millions d'épargnants bloqués

Depuis l'intervention de la Banque centrale, toutes les agences d'Ueno Bank sont fermées et les opérations gelées. La banque comptait 2,9 millions de clients dans un pays de 6,1 millions d'habitants, selon l'agence EFE. Elle détenait aussi environ 850 millions de dollars de fonds publics, dont près de 380 millions appartenant à l'Institut de prévoyance sociale (IPS), la caisse publique de retraite et de santé, selon AP. Des épargnants qui manifestaient à Asunción ont été dispersés par la police, selon Cubadebate.

Huit dirigeants de la banque ont été arrêtés, dont son président Juan Manuel Gustale et son directeur général Federico Miguel Vázquez, jusqu'à récemment associé en affaires de Santiago Peña, selon AP. Le président avait été actionnaire d'Ueno Holding, rappelle EFE. Mercredi, il avait promulgué une loi permettant de rembourser rapidement une partie des dépôts, jusqu'à environ 19 800 dollars par client, et nommé un nouveau président de la Banque centrale après la démission de Carlos Carvallo, ancien dirigeant de la Financiera Ueno.

Élu en avril 2023 avec 42,74 % des voix, Santiago Peña, 47 ans, devait rester au pouvoir jusqu'en 2028. Son mentor, l'ancien président Horacio Cartes, lui avait retiré son soutien jeudi et appuyé la procédure de destitution, selon EFE.

Le Sénat aura le dernier mot

Quelques heures après l'annonce de sa démission, la Chambre des députés a tout de même approuvé à l'unanimité l'ouverture du procès politique contre Santiago Peña, rapportent le quotidien argentin Ámbito et l'agence EFE. Le dossier passe maintenant au Sénat, qui aura le dernier mot et devra aussi dire si le départ du président rend la procédure sans objet, selon Ámbito.

Les députés ont en revanche rejeté, par 48 voix contre 30, la demande de procès politique visant le vice-président Pedro Alliana, selon EFE et N Digital. Ce vote lui ouvre la voie pour succéder à Santiago Peña, selon EFE. Pour que la succession soit effective, le Congrès doit encore accepter formellement la démission, souligne La Nación.

Article corrigé le 5 novembre 2026.

Voir et partager

Le reel et les cartes pour les réseaux sociaux.

Carte 1/5
Carte 2/5
Carte 3/5
Carte 4/5
Carte 5/5
1 / 5

Sur le même sujet

← Retour au direct

Comments 0

An editor reads every comment before it appears. NAGO does not publish a comment it has not read.

  • Loading comments…