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#ACTUALITÉ · Le direct · Sud-Est

Jean Renel Sénatus lance le débat sur le droit mortuaire, un an après l'incendie de son université

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PhotoLe Quotidien 509
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Par NAGO News

2 min de lecture

L'ancien sénateur Jean Renel Sénatus a vendu et dédicacé son livre sur la mort et la zombification à l'hôtel Montana, le dimanche 1er novembre, jour de la fête des morts. Les deux médias consultés, Le Quotidien 509 et Haiti24, s'accordent sur l'essentiel : l'auteur veut ouvrir une discussion sur les rapports entre croyances, pratiques funéraires et droit en Haïti.

Un public venu de plusieurs milieux

Selon Le Quotidien 509, des personnalités politiques, d'anciens parlementaires, des avocats, des magistrats, des responsables de maisons funéraires, des étudiants et des écoliers ont répondu à l'invitation. Le Protecteur du citoyen, Me Jean Wilner Morin, était présent. Haiti24 ajoute deux noms : l'ancien ministre de la Justice et ancien bâtonnier Me Carlos Hercule, et l'ancien député de Marigot Déus Deronneth, qui ont chacun acheté un exemplaire.

Ce que l'ouvrage examine

Le livre, intitulé *Droit mortuaire*, aborde la dignité du défunt après le décès. Selon Le Quotidien 509, l'auteur soutient qu'à partir du constat du décès, le cadavre cesse d'être sujet de droit pour devenir un objet juridique, sans perdre toute protection. Il défend le respect de la dépouille, de l'image et de la dignité du mort.
Le texte traite aussi de la gestion des cimetières, des responsabilités des autorités municipales et des litiges entre héritiers sur les dernières volontés inscrites dans un testament. Le manque de politiques publiques en matière mortuaire y figure comme axe de réflexion. L'auteur a précisé que ses recherches datent de son passage au parlement, où un texte sur le sujet n'a pu être adopté avant la fin de son mandat.

La zombification et la « zombiphobie »

Haiti24 indique que Jean Renel Sénatus décrit les étapes de la zombification comme un phénomène complexe, que certains initiés sauraient maîtriser d'après les croyances qu'il rapporte. Il s'appuie sur des traditions populaires et des références bibliques. Le terme « zombiphobie » désigne, dans l'ouvrage, la crainte qu'un défunt devienne zombie. Cette peur expliquerait des pratiques extrêmes évoquées dans l'imaginaire populaire : mutilation des corps, destruction des yeux, incinération des dépouilles.

Un anniversaire marqué par l'incendie

Il a plaidé pour la neutralisation des groupes armés et le rétablissement de la sécurité, et insisté sur le rôle de l'éducation, de la culture et du savoir dans la reconstruction de la société.

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