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Félix Morisseau-Leroy est mort il y a 28 ans à Miami

Il y a 28 ans, le 5 septembre 1998, l'écrivain et journaliste Félix Morisseau-Leroy s'éteignit à Miami, aux États-Unis. Né le 13 mars 1912 à Grand-Gosier, cet intellectuel haïtien consacra sa carrière à la défense de la culture nationale et à la reconnaissance de la langue créole.

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Par NAGO News

2 min de lecture

Félix Morisseau-Leroy, sur une photo de groupe (« Felix Moriso Lewa »)
Photo d'illustration : Félix Morisseau-Leroy, sur une photo de groupe (« Felix Moriso Lewa »)Stephen Malagodi · CC BY 3.0 · Wikimedia Commons

Un défenseur de la langue créole

Après des études à l'Université Columbia de New York en 1940, Félix Morisseau-Leroy revint en Haïti pour enseigner la littérature et le théâtre. Convaincu que le créole pouvait unir la nation, il milita pour sa légitimité littéraire. En 1961, alors qu'il occupait le poste de directeur des services de l'Instruction publique au ministère de l'Éducation, il œuvra pour que le créole devienne la seconde langue officielle du pays.

Son engagement s'exprima également à travers ses œuvres. Il traduisit la tragédie grecque *Antigone* de Sophocle en créole et publia des poèmes tels que *Eminans* et *Senjan*. Dans ses écrits, il dénonça l'autoritarisme militaire et plaida pour l'intégration de la population rurale ainsi que pour l'alphabétisation des masses.

Parcours en exil

Contraint de quitter Haïti sous la dictature de François Duvalier, Félix Morisseau-Leroy s'installa d'abord à Paris. Il y côtoya les figures du mouvement de la Négritude, Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire. Il poursuivit sa carrière d'enseignant au Ghana puis au Sénégal, pays qu'il quitta en 1979. Cette même année, il rédigea le poème *Mèsi Papa Desalin* en hommage à Jean-Jacques Dessalines.

Dernières années en Floride

À partir de 1981, l'auteur s'établit à Miami, au sein du quartier de Little Haiti. Il continua d'enrichir la littérature haïtienne en collaborant au journal *Haïti en marche* et en publiant des ouvrages comme *Les Djons d'Aïti Tonma* en 1995. Lauréat du prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde, il resta actif dans la promotion du créole jusqu'à son décès.

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