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Haïti pourrait connaître une huitième année de croissance négative
La Banque de la République d'Haïti (BRH) prévoit que l'économie du pays connaîtra une contraction comprise entre 1,5 % et 1,9 % en 2026. Cette perspective pourrait entraîner pour Haïti sa huitième année consécutive de croissance négative.
Par NAGO News
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Au deuxième trimestre 2026, l'Indice conjoncturel d’activité économique (ICAE) a reculé de 0,6 % par rapport à la même période en 2025. Sur les six premiers mois de cette année, l'économie haïtienne a diminué de 0,8 %. Bien que ces chiffres soient moins défavorables qu'en 2025 (où le recul atteignait respectivement 2,7 % et 2,6 %), la situation reste préoccupante.
L'insécurité persiste comme un facteur majeur qui perturbe les activités économiques. Elle entrave également la circulation des biens et des personnes. Les tensions sur les finances publiques constituent un autre risque important pour l'économie du pays.
Selon la BRH, le ralentissement de l'inflation observé au cours du trimestre (passant de 21 % en avril à 18,9 % en juin) s'explique par la stabilité du taux de change, la baisse des prix des carburants et une gestion prudente de la liquidité bancaire. Cependant, cette diminution ne signifie pas un ralentissement généralisé des prix mais plutôt un frein à leur augmentation rapide.
Les finances publiques restent sous pression avec un déficit important financé par la BRH qui a alloué 32 635,3 millions de gourdes au Trésor public entre octobre 2025 et juin 2026. La banque centrale maintient une politique monétaire prudente pour préserver la stabilité des prix et du marché des changes.
La BRH surveille également les transferts privés de la diaspora, qui continuent d'être essentiels au financement en devises de l'économie haïtienne. Ces flux ont atteint 1 307,62 millions de dollars pour le trimestre et 3 822,75 millions de dollars entre octobre 2025 et juin 2026.
Plusieurs risques menacent l'économie haïtienne à court terme : l'insécurité persistante, les difficultés logistiques pour la circulation des biens et personnes, ainsi que le potentiel durcissement des politiques migratoires dans certains pays d'accueil. De plus, une éventuelle hausse des prix de l'énergie pourrait accentuer les pressions inflationnistes.
Reporting by Vant Bèf Info

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