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#ACTUALITÉ · Le direct · Nord

François Capois, le héros de Vertières, a été tué il y a 220 ans

Il y a 220 ans, le 19 octobre 1806, François Capois trouva la mort près de Limonade, assassiné sur ordre de Henri Christophe. Surnommé Capois-La-Mort, cet officier de l'armée indigène reste associé pour toujours à la victoire de Vertières.

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Par NAGO News

2 min de lecture

François Capois
François CapoisUnknown author · Public domain · Wikimedia Commons

Du domaine colonial à l'armée rebelle

Né en 1766 dans l'arrondissement de Port-de-Paix, François Capois était le fils d'un esclave d'un domaine appartenant à des planteurs français. Le nom de la famille, « Cappouet », se déforma avec le temps en Capoix. En 1793, après le passage de Toussaint Louverture à Port-de-Paix, il rallia la lutte contre l'esclavage. Engagé dans les troupes de Jacques Maurepas, il monta en grade grâce à ses faits d'armes, de simple soldat à lieutenant, puis à capitaine.

La Tortue et Port-de-Paix

Contraint de quitter Port-de-Paix devant le général Clauzel, il se reprit en s'emparant au Petit-Fort de munitions précieuses. Faute de navires, il fit bâtir un radeau de planches liées par des lianes pour attaquer l'île de la Tortue. Une première tentative, menée par Louis-Vincent avec 150 soldats dans la nuit du 18 février 1803, échoua. Le 12 avril 1803, Capois prit Port-de-Paix d'assaut, et une seconde expédition livra la Tortue aux insurgés.

L'assaut de Vertières

Le 18 novembre 1803, sur ordre de Jean-Jacques Dessalines, il conduisit une demi-brigade contre le fort de Vertières, près de Cap-Haïtien. Trois assauts furent repoussés par la mitraille. Au quatrième, son cheval fut abattu par un boulet et son bonnet à plumes emporté, mais il se releva, l'épée à la main, en criant « En avant! ». Rochambeau lui fit porter ses compliments, puis un cheval en signe d'admiration. Les Français abandonnèrent ensuite le fort.

Le piège de Limonade

Henri Christophe voyait en lui un rival. Sur la route du Cap-Haïtien, Capois croisa les généraux Romain et Dartiguenave et l'adjudant-général Gérard, qui lui prit son sabre. Selon l'historien Thomas Madiou, il ne résista pas et fut fusillé. Les restes de sa tombe et un mémorial se trouvent près de Limonade.

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