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Au moins trois morts dans des attaques du gang Gran Grif à Petite-Rivière

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PhotoVant Bèf Info
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Par NAGO News

2 min de lecture

Au moins trois personnes ont été tuées lors d'attaques menées par le gang Gran Grif contre Petite-Rivière de l'Artibonite et la localité de Chandelle, selon AlterPresse. L'offensive a été lancée tôt dans la matinée du lundi 19 octobre 2026.

D'après Vant Bèf Info (VBI), des groupes armés ont attaqué le centre-ville de Petite-Rivière vers 3 heures du matin. Une résidente, qui s'est exprimée sous couvert d'anonymat, a raconté l'attaque au média. Selon les premières informations, les assaillants auraient pris le contrôle d'une partie de la ville, notamment des zones de Morne Fort et de la Crête-à-Pierrot. Le Quotidien 509 a identifié les hommes armés comme appartenant à Gran Grif.

La situation restait préoccupante dans la journée. VBI souligne que les informations sur l'évolution de l'attaque et sur la réponse des forces de l'ordre étaient limitées. Face aux violences, de nombreux habitants se sont barricadés chez eux, et des citoyens ont appelé la police à intervenir rapidement pour éviter un nouveau bain de sang.

Cette attaque s'ajoute à une longue série de violences dans le département. Au cours des dix premiers mois de 2026, des groupes armés ont commis plusieurs massacres dans l'Artibonite, détruit des plantations et incendié des maisons, selon VBI. De nombreuses familles vivent dans la peur et la précarité.

La Police nationale d'Haïti (PNH) a été alertée, et la direction départementale de la police de l'Artibonite a récemment changé de responsables. Les Nations unies et plusieurs organisations de défense des droits humains ont documenté ces violences dans des rapports sur la situation sécuritaire.

Les attaques se poursuivent pourtant. Pour VBI, la nouvelle offensive contre Petite-Rivière montre une fois de plus que les autorités n'ont pas encore trouvé de stratégie efficace pour protéger les habitants et reprendre le contrôle des territoires tenus par les gangs. Pour la population, la demande reste simple : pouvoir vivre, cultiver ses terres et circuler sans craindre de nouvelles attaques.

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