#ACTUALITÉ · Le direct · Artibonite
Sanité Belair, héroïne de l'indépendance, a été exécutée il y a 224 ans
Il y a 224 ans, le 5 octobre 1802, Sanité Belair tombait sous les balles d'un peloton au Cap. Révolutionnaire et officière de l'armée de Toussaint Louverture, elle reste l'une des grandes héroïnes de la lutte pour l'indépendance d'Haïti.
GAjoutez NAGO.TV à vos sources sur Google
Par NAGO News
2 min de lecture

Une affranchie devenue officière
Née Suzanne Bélair à Verrettes en 1781, elle était une affranchie que l'on surnommait Sanité. En 1796, elle épousa Charles Bélair, neveu, aide de camp et lieutenant de Toussaint Louverture. Engagée dans la Révolution haïtienne, elle devint sergente puis lieutenante, face aux troupes françaises de l'expédition de Saint-Domingue. Elle poussa son mari à rejoindre le camp des indépendantistes.
L'insurrection de l'Artibonite
En août 1802, le couple prit les armes dans les montagnes des Verrettes contre l'expédition du général Leclerc, venue rétablir l'esclavage. Ils rallièrent la population de l'Artibonite, et des femmes combattirent à leurs côtés. Les insurgés occupèrent d'abord les hauteurs de l'Artibonite.
Leclerc envoya contre eux Jean-Jacques Dessalines. Les insurgés durent se replier dans les bois et Sanité Belair fut capturée par les Français. Charles Belair se rendit pour tenter de la sauver. Tous deux furent conduits au Cap, enchaînés.
Le procès et la mort
Une commission militaire présidée par Clervaux les condamna à mort à l'unanimité. Charles Belair devait être fusillé, et Sanité Belair décapitée. Le jour de l'exécution, elle exigea de mourir comme une soldate. Le bourreau ne parvint pas à lui faire courber la tête sur le billot, et l'officier du détachement la fit fusiller.
Elle compte, avec Catherine Flon, Cécile Fatiman et Dédée Bazile, parmi les quatre héroïnes les plus symboliques de l'indépendance de 1804. Son portrait figure sur le billet de dix gourdes émis en 2004. En 2022, elle fut le personnage principal d'Opéra poussière, pièce de Jean D'Amérique.

Commentaires 0