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Rezo Nòdwès exhorte les chefs de gangs à nommer ceux qui les ont armés

Par NAGO News
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Rezo Nòdwès publie un appel adressé aux chefs de gangs haïtiens. Le journal leur demande de révéler ce qu'ils savent des personnes qui ont pu les armer, les financer et se servir d'eux. Il désigne ces commanditaires présumés par l'expression « gangs à cravate ». Il réclame des noms, ainsi que des pièces et des témoignages qui puissent être vérifiés, à remettre à la justice ou à la presse.
Ce que le journal demande aux chefs de gangs
Le texte les invite à ne pas attendre la CNDDR pour déposer les armes et parler. Il leur demande aussi de reconnaître leurs responsabilités. Il précise qu'ils ne doivent pas espérer que leurs révélations effacent les crimes commis. Il cite le président Préval, qui avait dit de ne pas partir dans la tombe en emportant des secrets.
Le journal dresse un bilan de la violence des groupes armés : des familles endeuillées, des commerces ruinés, des écoles désertées et une République paralysée.
Les questions restées sans réponse
Le journal pose plusieurs questions, sans y répondre :
- qui a fourni les fusils, les munitions et les financements ;
- qui a recruté les chefs de gangs et organisé l'arrivée des armes ;
- qui a rédigé les correspondances adressées aux instances internationales ;
- si des personnes qui ont soutenu ces groupes aspirent aujourd'hui à devenir ou redevenir président, sénateur, député, maire ou directeur général.
Il écrit que les chefs de gangs n'ont pas forcément voyagé à Miami, Santo Domingo, Kingston ou en Colombie pour organiser leur approvisionnement.
Un décompte à vérifier
D'après Rezo Nòdwès, on dénombrait 26 chefs de gangs. La mort de Mathias Saintil, confirmée par les autorités haïtiennes, aurait soulagé les habitants de Cité Soleil. Selon le journal, ce nombre pourrait passer à 25, mais ce décompte reste à vérifier.
Le journal conclut son appel en promettant aux chefs de gangs qui parleraient un départ en paix. Il ajoute que les rues du pays retrouveraient alors leur sérénité.
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Reporting by Rezo Nòdwès






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