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Retour sur la présidence de Michel Martelly, de 2011 à 2016
Michel Martelly s’est inscrit en ligne pour briguer un nouveau mandat présidentiel, sous la bannière du groupement DEBLOKE. Le tableau de bord public du Conseil électoral provisoire (CEP), actualisé le 17 octobre à 13 h 11, recense seize candidats à la présidence — seize hommes, aucune femme — sur 4 597 candidatures tous postes confondus. Les inscriptions, ouvertes depuis le 20 août, se referment le 31 octobre. Le CEP avertit que « les données affichées sont dynamiques et strictement préliminaires » et que la liste officielle et définitive des candidats ne sera publiée qu’après vérification et validation des dossiers. Avant d’être candidat, Michel Martelly a été président : de mai 2011 à février 2016.
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Par NAGO News
3 min de lecture

Un chanteur porté au pouvoir en 2011
Connu sous le nom de scène Sweet Micky, Michel Martelly arrive troisième au premier tour de la présidentielle de 2010. C’est le retrait de Jude Célestin, obtenu sous la pression de l’Organisation des États américains après des accusations de fraude, qui lui ouvre le second tour face à Mirlande Manigat, le 20 mars 2011. Il l’emporte avec plus de 60 % des voix et prête serment le 14 mai 2011, succédant à René Préval — une passation présentée à l’époque comme le premier transfert pacifique du pouvoir d’un président en exercice à un opposant.
Un Parlement caduc et un pouvoir par décret
Les élections législatives attendues dès 2011 sont repoussées d’année en année, sur fond de blocage entre la présidence et l’opposition sur la loi électorale.
Un départ sans successeur élu
Plusieurs candidats dénoncent les résultats ; le président sortant, lui, soutient ouvertement Jovenel Moïse. Michel Martelly quitte le pouvoir en février 2016 sans successeur élu, et Jocelerme Privert assure l’intérim. En mai 2016, une commission mise en place par ce dernier examine environ 13 000 procès-verbaux, conclut à un scrutin entaché d’irrégularités et recommande de tout recommencer.
Les sanctions qui planent sur la nouvelle candidature
Depuis la fin de son mandat, Michel Martelly a été visé par des sanctions successives : le Canada en novembre 2022, pour des violations graves et systématiques des droits humains et un soutien présumé à des groupes armés ; les États-Unis en août 2024, le Trésor américain lui reprochant d’avoir contribué à créer un environnement favorable au trafic de drogue, avec interdiction d’entrée sur le territoire américain ; l’Union européenne en décembre 2025. L’ancien président rejette ces accusations. Il ne figure pas sur la liste des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, même si des experts onusiens l’ont mis en cause dans le financement de groupes armés. Rentré en Haïti le 15 juillet 2026 après des années passées à l’étranger, il se présente aujourd’hui devant un CEP à qui le RNDDH avait déjà demandé, début octobre, de se prononcer sur la recevabilité d’une telle candidature.
Article corrigé le 17 octobre 2026.
Reporting by CEP — tableau de bord des candidatures
Comité des sanctions des Nations unies sur Haïti (2653)

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