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#ACTUALITÉ · Le direct · Ouest

Marie Yolène Gilles refuse tout dialogue avec les gangs et veut des forces renforcées

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Photo d'illustrationU.S. Embassy Haiti · Public domain · Wikimedia Commons
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Par NAGO News

2 min de lecture

Marie Yolène Gilles, responsable de la Fondasyon Je Klere (FJKL), exclut toute négociation avec les groupes armés. Elle demande que davantage de moyens aillent à la Police nationale d'Haïti (PNH) et aux Forces armées d'Haïti (FAd'H), selon Scoop FM. Elle s'est exprimée vendredi 6 novembre 2026, à Port-au-Prince, dans l'émission IMPASSE. Elle juge que les gangs ne peuvent plus échapper aux sanctions, vu les violences subies par la population.

Une médiation de l'ONU réclamée par Lanmò San Jou

Lanmò San Jou, chef du gang des 400 Mawozo, a écrit à l'Organisation des Nations unies (ONU) pour obtenir une médiation en faveur d'un dialogue pour la paix. Marie Yolène Gilles critique cette initiative. Elle estime qu'elle ne doit pas faire oublier les exactions attribuées aux gangs, et y voit une tentative d'améliorer leur image.

Les violations reprochées aux groupes armés

Selon la responsable de la FJKL, les gangs bafouent le droit international humanitaire. Elle cite des attaques contre des civils, des enlèvements, des assassinats, des actes de torture et la destruction de biens de la population. Elle mentionne aussi des alliances entre groupes armés, dont les unités de Village-de-Dieu et de Bawon Plèn, qui seraient impliquées dans des violences. Pour illustrer le poids des enlèvements sur les familles, elle évoque James Boyard, séquestré depuis le 11 juin avec sa fillette.

Elle demande au Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité de l'ONU d'épauler Haïti. Les données avancées pendant son intervention indiquent que plus de 80 % du territoire seraient aux mains des gangs. Elles font aussi état de routes nationales bloquées, de la fermeture de l'aéroport international Toussaint-Louverture, de 98 commissariats, sous-commissariats et antennes de police détruits, ainsi que de quatre prisons civiles. Environ 1,5 million de personnes auraient fui les violences.

Contrat avec des mercenaires et piste salvadorienne

Marie Yolène Gilles réclame la suspension du contrat passé avec des mercenaires étrangers payés pour combattre les gangs. Selon elle, leurs opérations n'ont rien donné de satisfaisant. Elle propose de consacrer ces ressources à la PNH et aux FAd'H, et plaide pour une coopération militaire plus étroite avec le Salvador.

Cette proposition survient après la disparition de quatre soldats salvadoriens le 18 octobre, dans la zone de Santo. Le Salvador a depuis envoyé des militaires en Haïti pour participer aux recherches. Elle pense que l'approche du président salvadorien Nayib Bukele pourrait décourager les groupes armés, à condition de rester dans un cadre légal. Les autorités haïtiennes doivent, d'après elle, rétablir l'autorité de l'État.

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