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Alice Garoute, pionnière du droit de vote des femmes, s'est éteinte il y a 76 ans

Par NAGO News
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Il y a 76 ans, le 30 octobre 1950, Alice Garoute mourut à Port-au-Prince. Suffragiste, elle consacra sa vie aux droits des femmes haïtiennes, y compris celles des campagnes. Sur son lit de mort, elle demanda que l'on fleurisse sa tombe le jour où les Haïtiennes pourraient enfin voter.
De l'exil au combat
Née Alice Thézan le 24 avril 1874, elle connut l'exil à Kingston, en Jamaïque, avec ses parents, opposants au président Lysius Salomon. Elle épousa à la fin du siècle l'avocat Auguste Garoute, originaire de Jérémie. Avec Thérèse Hudicourt, elle anima un club de lecture où des femmes instruites débattaient de féminisme et de marxisme. Pendant l'occupation américaine, après les violences sexuelles commises contre des Haïtiennes, elle participa à la fondation de l'Union patriotique, qui envoya une délégation à Washington en 1921 et noua des liens avec W.E.B. Du Bois et la NAACP.
La Ligue féminine d'action sociale
En 1934, elle compta parmi les fondatrices de la Ligue féminine d'action sociale, qu'elle présida à partir de 1941. Elle contribua au journal La Voix des femmes et défendit devant l'Assemblée nationale l'égalité complète entre femmes et hommes. La Ligue réclamait plus d'écoles pour les filles, un salaire égal et le droit de vote.
Le Premier Congrès des femmes haïtiennes
Du 10 au 14 avril 1950, la Ligue organisa le Premier Congrès des femmes haïtiennes. Alice Garoute y prononça un discours sur l'éducation des filles et dénonça le traitement des femmes, encore assimilées aux enfants et aux malades mentaux. Le droit de vote des femmes fut obtenu en 1957.
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